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Quand un SCoT propose aussi des solutions…

 Mar, 13 - 2015   0 commentaire   BimbySCOT
Quand un SCoT propose aussi des solutions…
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Densifier l’habitat pavillonnaire

Le SCot veut diminuer la consommation de terre en divisant les parcelles dans certains quartiers./ Photo DDM, illustration.
Le SCot veut diminuer la consommation de terre en divisant les parcelles dans certains quartiers./ Photo DDM, illustration.

«Expérimenter la redensification des tissus pavillonnaires», c’est ce que propose le SCoT de la Vallée de l’Ariège. Un appel à candidature a été lancé auprès des communes. Une dizaine devrait être volontaire, deux d’entre elles seront retenues en avril.

Bimby, un petit acronyme pour un grand projet territorial. «Build in my back yard», ou en français, «construire dans mon jardin», c’est la nouvelle expérimentation que compte lancer sur deux communes, dès le mois d’avril, le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la vallée de l’Ariège, en partenariat avec le conseil général et le CAUE de l’Ariège.

«Avec les nouveaux enjeux en matière d’urbanisation, les élus se retrouvent face à une problématique : comment accueillir des nouveaux habitants en évitant de grignoter trop d’espaces agricoles et naturels, détaille Amandine Coureau, chargé de projet auprès du SCoT. Trois pistes sont étudiées : une politique de réhabilitation des centres bourgs, une densification des nouvelles zones urbaines (construire plus sur moins d’espace), et optimiser le foncier déjà existant, mais libre». En somme, rediviser des parcelles consommatrices d’espace. C’est sur ce dernier point que le SCoT se propose d’accompagner, pendant six mois, deux collectivités pilote, en leur apportant des outils pédagogiques, un soutien logistique et une méthode de travail. La division des parcelles dans certains quartiers, un vrai plus ? Roger Sicre, président du SCoT, en est convaincu : «Cela permettrait aux propriétaires de faire valoir un capital foncier et aux collectivités d’amortir leurs investissements dans les réseaux publics».

Une dizaine de communes candidates

Le SCoT estime que 10 % des communes pourraient être intéressées par cette expérimentation. C’est le cas de Saverdun. Philippe Calléja, le maire, va même plus loin, en espérant que la candidature sera portée par la communauté de communes : «On doit se lancer dans une réflexion globale. Réduire les surfaces c’est aussi diminuer le prix du foncier. Sociétalement, pour les jeunes qui s’installent, cela peut être un plus». La cité aux trois Clochers semble aussi être tentée : «Nous allons consulter la commission d’urbanisme, mais la démarche est intéressante, lance Claude Deymier, adjoint en charge de l’aménagement du territoire. Notre commune n’est pas extensible.» Dans le Tarasconnais, la commune d’Arignac sera aussi dans la course. Elle émet tout de même quelques réserves. Optimiser les espaces oui, mais dans une juste mesure : «Nous sommes une commune rurale de montagne, explique Daniel Goncalves, adjoint au maire. D’accord pour réduire les surfaces, mais il ne faudra pas oublier l’humain et la vie de l’humain. Certains propriétaires ont 300 m2 de potager sur leur terrain, cela leur permet aussi d’avoir une qualité de vie». «Le SCoT prend en compte spécificités de chaque territoire, précise Roger Sicre. Sans préjuger de la décision du comité de pilotage, pour développer des outils pédagogiques adaptés, il serait intéressant que l’étude soit menée en milieu urbain et en milieu rural.»

Pour aller plus loin : bimby.fr


Ne pas laisser péricliter les centres-villes

«L’objectif du SCoT est de diminuer de 50 % l’urbanisation des terres agricoles. La réhabilitation des centres anciens est une piste envisagée par plusieurs communes. Cela les rendrait attractifs, explique Jacques Guilbaud, directeur du service aménagement urbanisme habitat de la direction départementale des territoires 09. L’installation de nouvelles populations permettrait la réouverture de certains commerces. C’est une opération complexe et onéreuse, mais qui serait bénéfique pour les villes et l’ensemble du territoire. Un projet qualitatif – comme des écoquartiers — pourrait convaincre les habitants. Nous, à la DDT, sommes prêts à accompagner les collectivités dans ces projets».

Responsable de la communication à la SCP BLEARD LECOCQ


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